Un peu d'histoire et de botanique



LE NOYER EST AVEC LE FIGUIER l'arbre le plus anciennement cultivé. Ce sont les Perses voici plus de 2000 ans, qui révélèrent aux Grecs une variété de fruits bien plus savoureuse que les simples noix sauvages qu'ils cultivaient depuis près de quatre siècles avant JC.

Après la Grèce, la noix arrive en Italie. Les Romains donnent au noyer le nom de "Jovis Glans", le gland de Jupiter. C'est cette dénomination qui engendrera l'appellation botanique "juglans régia" ou noyer royal.

Le noyer commun, juglans régia fait partie de la famille des juglandacées. Outre le genre juglans, cette famille regroupe les genres carya (carya est le mot grec qui signifie noyer), ptérocarya et platycarya.

La noyeraie française est constituée essentiellement de 6 variétés classiques à fructification terminale (noix en bout de branches). Parmi ces variétés on trouve Franquette, Corne, Marbot et Grandjean, supports de l'AOC Noix du Périgord. Les deux autres Mayette et Parisienne sont prépondérantes en Isère (Noix de Grenoble). Deux variétés à fructification sur brindilles latérales (noix tout le long de la branche) complètent la gamme : Lara très présente en Lot et Garonne et plus récemment Fernor.

Le noyer est une espèce monoïque c'est à dire qu'un même arbre porte les fleurs mâles et femelles.

Les fleurs mâles sont appelées les chatons, pendants et cylindriques facilement reconnaissables, qui naissent sur les pousses de l'année précédente. Les fleurs femelles se développent sur les pousses de l'année, au printemps. Ces fleurs craignent le froid et les gelées. Les variétés de noyer actuellement plantées en France sont toutes protandres c'est à dire que la période d'émission du pollen est la période de floraison femelle ne se chevauche que peu de temps. Si les conditions climatiques ne sont pas favorables à ce moment là (pluies importantes), l'autopollinisation risque de ne pas être suffisante. Pour assurer un niveau de production  satisfaisant, il est donc nécessaire d'implanter des pollinisateurs. Une fleur femelle fécondée donnera bien sûr une noix dont l'enveloppe charnue verte est appelée brou. Sous le brou on trouve la coquille renfermant le cerneau.



Article ajouté le 2007-10-03 , consulté 129 fois

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